Luzerne déshydratée, un marché mondial de plusieurs millions de tonnes dans moins de 5 ans –

La production de luzerne est une très bonne alternative au soja pour couvrir les besoins en protéines végétales de la planète. L’industrialisation de sa production ouvre de très grandes opportunités à l’export sur les marchés mondiaux.

Le constat établi par Coop de France déshydratation est implacable. « 180 millions d’hectares supplémentaires seront nécessaires à la fourniture de protéines végétales si la croissance de la population et la transition alimentaire continuent au rythme actuel. » Mais pour des raisons pédoclimatiques, ils ne pourront pas tous être cultivés en soja.

En revanche la capacité d’adaptation de la luzerne permet d’envisager une expansion de la production de légumineuses et de protéines végétales sur toutes les latitudes. Cette plante est en effet connue depuis 10 000 ans pour être facile à cultiver. Aussi, « elle a un rôle considérable à jouer à l’avenir dans une agriculture responsable, capable de lever les défis de l’alimentation mondiale », défend Coop de France déshydratation dans l’édition 2016/2018 de son ouvrage « Références luzerne ».

Or, avec ses 300 000 hectares cultivés, dont 60 000 destinés à la déshydratation, il semble que la France n’ait pas encore intégré ce potentiel de développement.

En fait, la luzerne n’est plus en France le fourrage produit et autoconsommé en masse dans les exploitations d’élevage pour alimenter les animaux. Mais sous sa forme déshydratée, c’est un produit industriel qui ne manque pas de débouchés, ni sur le marché intérieur, ni à l’export. Même si, cette année, le marché est tendu car la production a pâti de la sécheresse.

Les marchés mondiaux de produits agricoles comptent sur les vertus de cette plante pour compenser le déficit mondial en protéines végétales. Dans les cinq prochaines années, la Chine devra trouver 3 millions de tonnes de luzerne (matière sèche) en plus du million de tonnes actuel acheté auprès de pays tiers. Le pays ne produit en effet qu’un million de tonnes, selon Coop de France déshydratation.
Un marché mondial d’excédents

Certes l’Empire du milieu a relancé la culture de luzerne mais pas suffisamment pour être autonome. La production des 264 000 hectares en production couvre à peine la moitié de ses besoins.

Sourced through Scoop.it from: wikiagri.fr

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